Rediffusion le lundi 4 avril dès 20h55 pour la première partie, et le lundi 11 avril dès 20h55 pour la seconde et dernière partie sur France 5.

 

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  • Réalisé par Robin Davis

  • Scénario et adaptation Alexandra De Broca et Olivier Pouponneau

  • Dialogues Alexandra De Broca, Olivier Pouponneau et Jacques Forgeas

  • Musique Jean-Marie Senia

 

  • Une production Cinétévé
  • Avec la participation de France 2, TV5 Monde, RTBF et TSR
  • Producteur délégué : Fabienne Servan-Schreiber
  • Producteur associé : Alex Productions
  • Producteur exécutif : Jean-Pierre Fayer
  • Fiction France 2 Perrine Fontaine, Marie-Hélène Humbert Losada.

 

Avec
Hélène de Fougerolles, Vincent Perez, Charlotte de Turckheim, Rosemarie La Vaullée, Damien Jouillerot, Charlotte Valandrey, Jennifer Decker, Chloé Stéfani, Léa Wiazemsky, Elisabeth Margoni, Romain Redler, Yvon Back, Jean-François Garreaud, Benoît Soles, Patrick Hautdecoeur, Jean-François Derec, Patrick Raynal, Jean-Louis Foulquier…

 

 

Résumé :

Jeune Poisson, jeune bourgeoise devenue madame d’Etiolles grâce à un mariage orchestré par une mère ambitieuse, part à la conquête du jeune et séduisant roi Louis XV dont elle tombe éperdument amoureuse. Une histoire d’amour qui durera 20 ans. En prise à une passion amoureuse des plus fortes, le roi impose à la cour scandalisée cette « roturière » qu’il fait « Marquise de Pompadour ».

Mais le destin se rappelle brutalement aux amants : la fille cadette adorée du Roi, Henriette, tombe gravement malade. Sur son lit de mort, elle fait promettre à son père de renier cette femme si dérangeante. Dans l’heure, Jeanne est chassée de Versailles. Mais l’éloignement ne fait que renforcer la passion qui dévore les deux amants. Sur l’insistance de louis, Jeanne rentre au palais, non plus comme maîtresse du roi mais comme son « alliée » fidèle. Dépossédée de sa fonction de favorite, « la Pompadour » se jette à corps perdu dans les affres de la vie politique du royaume.

Imprégnée de philosophie, amie des Encyclopédistes et protectrice des Arts, « la Pompadour » devient vite la femme la plus puissante de France. Persécutée par la cour, taxée d’hérétique par l’Église, décriée par le peuple et trahie par ses amis les plus fidèles, elle réussira pourtant à imposer son esprit cultivé et son style avant-gardiste. Madame de Pompadour, amante éperdue, amie protégée des Lumières, maîtresse du roi devenue envers et contre tous « souveraine » d’une des nations les plus puissantes du monde, cette femme au destin tragique aura su être la « première femme de France » avant l’heure.

L’interview d’Alexandra De Broca et Olivier Pouponneau, scénaristes (extraite du dossier de presse)

Réunis par leur passion commune pour l’Histoire et les histoires, Alexandra De Broca et Olivier Pouponneau (à qui l’on doit notamment le scénario de L’un contre l’autre, diffusé en 2002 sur France 3) revisitent le mythe de la Pompadour. ou comment une jeune roturière devient, 20 ans durant, la favorite du roi et sa conseillère la plus éclairée. Commentaires à deux voix sur un scénario à quatre mains.

Pourquoi un film sur la Marquise de Pompadour ?

Alexandra De Broca : Au départ, il y a, je dirais, la volonté de réhabiliter un personnage historique . Je suis souvent frappée de ce que tout le monde utilise le mot Pompadour sans savoir à qui il fait référence. Prenez le fameux « style Pompadour », sans même parler du personnage de Pompadour dans Babar !

Olivier Pouponneau : Après, comme nous aimons beaucoup les histoires d’amour, nous avons été naturellement séduits par celle de la Pompadour et de louis XV. Nous avons eu envie de raconter le parcours de cette femme incroyablement moderne pour son époque. Une femme d’aujourd’hui, en somme, qui est mariée, qui a un enfant et qui veut divorcer parce qu’elle est amoureuse d’un autre homme, sauf que l’homme en question est le Roi de France !

Diriez-vous que la Pompadour agissait par ambition ?

Alexandra De Broca : Au contraire, nous sommes persuadés qu’elle était très sincère et que, véritablement, c’est l’amour qui la guidait. Évidemment, pour survivre à la cour pendant vingt ans, elle a dû s’endurcir, quitte à devenir ambitieuse ou maladroite.

Vous évoquez la vie de la cour à travers la relation entre la Pompadour et le roi. Une manière de mêler la grande et la petite histoire ?

Olivier Pouponneau : Nous avons centré notre scénario sur cette intimité si particulière du roi et de sa favorite. Comment un couple parvient-il à se maintenir pendant vingt ans, malgré (ou grâce à) l’adversité ? Je crois que c’est ce qui rend le film historique plus accessible, plus universel.

Alexandra De Broca : Louis XV et la Pompadour n’ont été amants que quatre ou cinq ans. Leur histoire aurait pu, aurait dû s’arrêter à la mort d’Henriette, la fille préférée du roi. Atteinte de la petite vérole, elle aurait fait promettre à son père de ne plus vivre dans le péché, de renoncer à sa favorite. Mais sa relation avec la Pompadour a quand même continué ! Chastement, certes, mais elle a continué. La marquise est devenue l’amie du roi, sa conseillère, sa confidente, sa ministre de la culture, aussi, en quelque sorte.

Il y a à la fois quelque chose d’admirable et de cruel dans cette longévité, cette ténacité…

Alexandra De Broca : L’histoire de la Pompadour est effectivement celle d’un renoncement. En vingt ans, elle a perdu à peu près tout : ses amis, sa fille, ses idées politiques. Elle a juste gagné le droit de mourir à Versailles, ce qui était jusque-là inimaginable pour une favorite.

Olivier Pouponneau : Le destin de la Pompadour est triste mais c’est également une grande histoire d’amour, avec ce que cela sous-entend de passion et de légèreté. Toute la difficulté de notre travail a consisté à articuler ces différents aspects, à faire en sorte que le premier épisode – la rencontre, la passion – ne soit pas seulement primesautier et que le deuxième – les années à la cour – ne tombe pas totalement dans le drame.

En tant que passionnés d’histoire, qu’attendez-vous de ce film ?

Alexandra De Broca : Nous n’avons pas vocation à faire de la pédagogie par l’image. Cela dit, il y a des films de fiction sans vocation historique qui ont apporté beaucoup à l’histoire. Je pense par exemple à Ridicule ou aux Liaisons dangereuses, de vrais bijoux. Ici la fiction a pris beaucoup de liberté mais peut-être le public aura-t-il envie de lire une biographie d’elle ou de retourner à Versailles !

Olivier Pouponneau : Si notre film peut permettre aux téléspectateurs de découvrir un autre XVIIIe siècle que celui de la Révolution…